Avez-vous finalement trouvé le club qu’il vous faut pour montrer
l’étendue de votre talent ?
Adel Taarabt : C’est clair,
il n’y a pas de comparaison entre là ou j’ai été et là où je suis actuellement.
L’AC Milan est un grand club où je me suis bien adapté. Toutes les conditions
sont réunies au Milan pour me permettre de donner le meilleur de moi-même. C’est
vrai que j’ai réussi des débuts prometteurs, mais il faut confirmer.
Est-ce Adel Taarabt qui a changé ou l’environnement dans lequel il
évolue qui a contribué à votre prestation de haut niveau avec le club lombard ?
Les deux. J’ai la chance d’être dans un grand club professionnel.
Une équipe qui met tout en œuvre pour que les joueurs se concentrent uniquement
sur le terrain. Quand vous évoluez dans un cadre pareil, ça vous incite à vous
transcender. Je suis épanoui à Milan et ça se voit sur le terrain. Je suis
content de rejoindre ce grand club. J’espère y rester le plus longtemps
possible.
Vu votre rendement actuel, n’avez-vous pas le sentiment d’avoir
gaspillé quatre années de votre carrière?
Quatre années, c’est beaucoup. Je dirais plutôt que j’ai gaspillé
deux ou trois années de ma carrière en restant aux Queens Park Rangers. Une
période pendant laquelle je n’ai pas beaucoup évolué.
Les gens m’ont jugé sur mon comportement en dehors du terrain. Et
généralement, on m’a fait des procès injustement. Je ne dis pas que je n’ai pas
déconné, mais c’était un peu exagéré. Maintenant, j’espère qu’on me jugera sur
mon rendement sur le terrain.
Qu’est-ce que ça vous fait d’évoluer à côté de grands noms comme Ricardo
Kaka, Robinho, Balotelli…?
Ça change forcément. Quand vous regardez un joueur comme Ricardo
Kaka, c’est la classe. Un ballon d’or. C’est un joueur professionnel très
sérieux. Quand vous jouez à côté de ce genre de footballeur, ça vous donne
envie de travailler dur. En côtoyant des professionnels de cette trempe, vous
apprenez et vous évoluez.
Que vous inspire aujourd’hui la situation de l’équipe nationale qui
est toujours sans sélectionneur, à seulement dix mois de la Coupe d’Afrique des
nations 2015 prévue au Maroc ? Avons-nous une chance ?
Ça fait mal de voir l’équipe nationale aussi bas. Mais c’est à
nous, les joueurs, de changer cette situation.
On a la chance d’organiser la CAN au Maroc. Je pense qu’avec le
soutien de nos supporters, on a une belle carte à jouer, même si on accuse du
retard au niveau de la préparation. Je pense qu’on pourra aller loin lors de la
CAN à condition que cette situation ne dure pas éternellement.
Que pensez-vous du clash entre Benatia et Benabicha ?
On a besoin de tous les joueurs en équipe nationale. Et Mehdi est
un grand joueur.
C’est l’un des meilleurs défenseurs en Italie. Il faut l’aider et
non pas essayer de lui créer des problèmes avec l’équipe nationale. On a besoin
des meilleurs joueurs en équipe nationale et Mehdi en fait partie.
Quel est le profil d’entraîneur qu’il faut pour l’équipe nationale
en cette période de reconstruction ?
Je ne sais pas. Moi je ne suis qu’un joueur. Mon travail consiste à
être performant sur le terrain. Aujourd’hui, on a Hassan Benabicha qui nous
entraîne pour un match. Il faut tout donner pour ce match amical qu’il faut
gagner pour faire le plein de confiance. Mon rôle se limite au terrain, c’est
aux gens qui travaillent à la fédération de trouver un entraîneur.

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