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jeudi 6 mars 2014

Entretien avec le marocain Adel Taarabt joueur de AC Milan

Avez-vous finalement trouvé le club qu’il vous faut pour montrer l’étendue de votre talent ?
Adel Taarabt : C’est clair, il n’y a pas de comparaison entre là ou j’ai été et là où je suis actuellement. L’AC Milan est un grand club où je me suis bien adapté. Toutes les conditions sont réunies au Milan pour me permettre de donner le meilleur de moi-même. C’est vrai que j’ai réussi des débuts prometteurs, mais il faut confirmer.
Est-ce Adel Taarabt qui a changé ou l’environnement dans lequel il évolue qui a contribué à votre prestation de haut niveau avec le club lombard ?
Les deux. J’ai la chance d’être dans un grand club professionnel. Une équipe qui met tout en œuvre pour que les joueurs se concentrent uniquement sur le terrain. Quand vous évoluez dans un cadre pareil, ça vous incite à vous transcender. Je suis épanoui à Milan et ça se voit sur le terrain. Je suis content de rejoindre ce grand club. J’espère y rester le plus longtemps possible.
Vu votre rendement actuel, n’avez-vous pas le sentiment d’avoir gaspillé quatre années de votre carrière?
Quatre années, c’est beaucoup. Je dirais plutôt que j’ai gaspillé deux ou trois années de ma carrière en restant aux Queens Park Rangers. Une période pendant laquelle je n’ai pas beaucoup évolué.
Les gens m’ont jugé sur mon comportement en dehors du terrain. Et généralement, on m’a fait des procès injustement. Je ne dis pas que je n’ai pas déconné, mais c’était un peu exagéré. Maintenant, j’espère qu’on me jugera sur mon rendement sur le terrain.
Qu’est-ce que ça vous fait d’évoluer à côté de grands noms comme Ricardo Kaka, Robinho, Balotelli…?
Ça change forcément. Quand vous regardez un joueur comme Ricardo Kaka, c’est la classe. Un ballon d’or. C’est un joueur professionnel très sérieux. Quand vous jouez à côté de ce genre de footballeur, ça vous donne envie de travailler dur. En côtoyant des professionnels de cette trempe, vous apprenez et vous évoluez.


Que vous inspire aujourd’hui la situation de l’équipe nationale qui est toujours sans sélectionneur, à seulement dix mois de la Coupe d’Afrique des nations 2015 prévue au Maroc ? Avons-nous une chance ?
Ça fait mal de voir l’équipe nationale aussi bas. Mais c’est à nous, les joueurs, de changer cette situation.
On a la chance d’organiser la CAN au Maroc. Je pense qu’avec le soutien de nos supporters, on a une belle carte à jouer, même si on accuse du retard au niveau de la préparation. Je pense qu’on pourra aller loin lors de la CAN à condition que cette situation ne dure pas éternellement.
Que pensez-vous du clash entre Benatia et Benabicha ?
On a besoin de tous les joueurs en équipe nationale. Et Mehdi est un grand joueur.
C’est l’un des meilleurs défenseurs en Italie. Il faut l’aider et non pas essayer de lui créer des problèmes avec l’équipe nationale. On a besoin des meilleurs joueurs en équipe nationale et Mehdi en fait partie.
Quel est le profil d’entraîneur qu’il faut pour l’équipe nationale en cette période de reconstruction ?
Je ne sais pas. Moi je ne suis qu’un joueur. Mon travail consiste à être performant sur le terrain. Aujourd’hui, on a Hassan Benabicha qui nous entraîne pour un match. Il faut tout donner pour ce match amical qu’il faut gagner pour faire le plein de confiance. Mon rôle se limite au terrain, c’est aux gens qui travaillent à la fédération de trouver un entraîneur.

De journal le matin du sahara marocain 

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